A : Lecteurs
De : Correspondance Maternelle
Objet : Quand les enfants grandissent
Agathe a maintenant 5 ans. Caitlyn a 2 ans passés. Deux petites filles à peu près bien dans leurs baskets, entourées, aimées, pleines de vie et de joies.
C'est pas simple tous les jours avec les deux p'tits tornades pleines d'énergies qu'elles sont... Tous les jours, être nous même droit dans nos bottes, avec les règles fixées, qu'il faut parfois assouplir ou contourner à cause de notre propre fatigue ou des épreuves que nous traversons tous ensemble.
Rien n'est jamais acquis ou même gagné, c'est tous les jours. C'est toutes les nuits.
C'est un ras le bol qui parfois s'installe. Etre tout le temps sollicité, le jour, la nuit, le soir, le week end, quand on est soi même malade ou fatigués, sans aucun répit. C'est difficile, mais ce qui nous fait tenir c'est le bonheur de les voir grandir auprès de nous. Avoir cette chance là, de pouvoir faire des enfants, en bonne santé, et d'avoir le privilège de les regarder évoluer, avec nous juste là, à côté, pour leur tenir la main.
Ma grande Agathe est en train d'apprendre à lire, toute seule. Elle s'ennuie à l'école, des questions se posent sur sa personnalité. Nous ne brusquons rien, mais gardons au coin de l'esprit quelques petites choses... Sa soeur nous - pardon, me - réveille toujours la nuit. Un peu ras la casquette quand même, mais on compose comme on peut...
...et puis, quand les enfants grandissent, il arrive que la famille s'agrandisse.
Dans quelques mois, on fera partie des familles nombreuses. Parce qu'on a beau trouver ça difficile, la chance exquise de voir les p'tits loups grandir est un privilège dont nous avons choisi de profiter une dernière fois...
Ecole
De : Correspondance Maternelle
A : Agathe
Objet : Ecole
La rentrée a eu lieu hier, le réveil a été difficile. "Non Maman, je ne veux pas y aller".
Trop de bruit, trop d'enfants... Voilà ce que tu m'explique, le regard triste et la moue boudeuse.
Je pense pourtant que tu ne t'ennuies pas à l'école. Tu as soif d'apprendre, d'enregistrer, de découvrir.
J'aime te voir grandir, t'écouter me demander "Dis, comment tu écris "poisson" ?", répondre à ta curiosité, et, fièrement, exhiber le post it sur lequel tu as tracé quelques lettres hasardeuses.
Tu progresses ma fille, tu grandis, et c'est un bonheur pour moi de savoir que l'école t'apporte cela.
Cela a longtemps été un sujet épineux pour nous, même encore aujourd'hui, que donneront les années à venir ?
N'oublie pas ma fille, ta soif d'apprendre. Elle te nourrit chaque jour.
A : Agathe
Objet : Ecole
La rentrée a eu lieu hier, le réveil a été difficile. "Non Maman, je ne veux pas y aller".
Trop de bruit, trop d'enfants... Voilà ce que tu m'explique, le regard triste et la moue boudeuse.
Je pense pourtant que tu ne t'ennuies pas à l'école. Tu as soif d'apprendre, d'enregistrer, de découvrir.
J'aime te voir grandir, t'écouter me demander "Dis, comment tu écris "poisson" ?", répondre à ta curiosité, et, fièrement, exhiber le post it sur lequel tu as tracé quelques lettres hasardeuses.
Tu progresses ma fille, tu grandis, et c'est un bonheur pour moi de savoir que l'école t'apporte cela.
Cela a longtemps été un sujet épineux pour nous, même encore aujourd'hui, que donneront les années à venir ?
N'oublie pas ma fille, ta soif d'apprendre. Elle te nourrit chaque jour.
Petit poucet
De : Correspondance Maternelle
A : Caitlyn
Objet : Petit Poucet
Petit Poucet, Petite Poucette...
Chaque jour, tu évolues, très vite. Tu commences à parler, les escaliers sont maintenant largement maîtrisés, et de plus en plus tu tiens debout. Tu danses toujours, ris beaucoup...
Petite Poucette, je m'inquiète quand même. Ca peut pas s'en empêcher, une Maman, de s'inquiéter pour son bébé. Parfois, je te regarde, et je choisis de te faire confiance, de te suivre, de suivre ton évolution et tes envies plutôt que de les devancer. Mais ma nature reprend parfois très vite le dessus... Alors je m'inquiète. Pour ces chiffres qui ne montent pas. Pour ces pyjamas que tu portes depuis des mois et que j'aimerai remiser dans le carton "trop petit". Pour ces tenues jolies que j'aimerais te voir porter, mais dans lesquelles pour le moment on pourrait en mettre deux comme toi.
7kg500 et 70 cm. On ne peut pas dire que tu fasses partie des "grands modèles". En bas des courbes, ta ligne se trace, difficilement... Pourtant, tu manges. Bien, diversifié, beaucoup.
On a mis du temps à trouver ce qui clochait avec le sommeil (c'est mieux, on progresse), et il s'avère que ça gênait aussi ta croissance.
Maintenant, tu reprends du poids, lentement mais sûrement. Alors je ne m'inquiète plus. Enfin, je m'inquiète, mais moins...
A : Caitlyn
Objet : Petit Poucet
Petit Poucet, Petite Poucette...
Chaque jour, tu évolues, très vite. Tu commences à parler, les escaliers sont maintenant largement maîtrisés, et de plus en plus tu tiens debout. Tu danses toujours, ris beaucoup...
Petite Poucette, je m'inquiète quand même. Ca peut pas s'en empêcher, une Maman, de s'inquiéter pour son bébé. Parfois, je te regarde, et je choisis de te faire confiance, de te suivre, de suivre ton évolution et tes envies plutôt que de les devancer. Mais ma nature reprend parfois très vite le dessus... Alors je m'inquiète. Pour ces chiffres qui ne montent pas. Pour ces pyjamas que tu portes depuis des mois et que j'aimerai remiser dans le carton "trop petit". Pour ces tenues jolies que j'aimerais te voir porter, mais dans lesquelles pour le moment on pourrait en mettre deux comme toi.
7kg500 et 70 cm. On ne peut pas dire que tu fasses partie des "grands modèles". En bas des courbes, ta ligne se trace, difficilement... Pourtant, tu manges. Bien, diversifié, beaucoup.
On a mis du temps à trouver ce qui clochait avec le sommeil (c'est mieux, on progresse), et il s'avère que ça gênait aussi ta croissance.
Maintenant, tu reprends du poids, lentement mais sûrement. Alors je ne m'inquiète plus. Enfin, je m'inquiète, mais moins...
Tu marcheras debout, ma fille
A : Caitlyn
De : Correspondance Maternelle
Objet : Tu marcheras debout, ma fille
Depuis quelques temps, et de façon hasardeuse, tu te tiens sans appui, une seconde, deux secondes.
Et puis ce matin, alors que tu avais un morceau de pain dans chaque main, tu t'es tenue, sans appui, debout, plusieurs secondes ! Youhou !
Avec ton grand sourire plein de dents et plein de trous sans dents, toute fière.
Et moi aussi, je suis fière.
Comme quoi, ça a beau être la deuxième fois que je vis cela, je suis toujours aussi émerveillée !
De : Correspondance Maternelle
Objet : Tu marcheras debout, ma fille
Depuis quelques temps, et de façon hasardeuse, tu te tiens sans appui, une seconde, deux secondes.
Et puis ce matin, alors que tu avais un morceau de pain dans chaque main, tu t'es tenue, sans appui, debout, plusieurs secondes ! Youhou !
Avec ton grand sourire plein de dents et plein de trous sans dents, toute fière.
Et moi aussi, je suis fière.
Comme quoi, ça a beau être la deuxième fois que je vis cela, je suis toujours aussi émerveillée !
Un an
A : Caitlyn
De : Correspondance Maternelle
Objet : Un an
Et merde.
Voilà, c'est demain.
Non, je veux pas !
Reste encore bébé, mon tout petit bébé. Encore ce bébé qui gazouille, qui rigole aux sottises de sa soeur. Grandis mon bébé, mais reste encore près de moi, doucement.
Demain, tu auras un an. Merde. Un an. Déjà ! Une année aux débuts chaotiques, une année, presque, de sommeil de merde, une année de tétées, une année de sourires, une année avec tes yeux pétillants. Ma douce, mon ange, mon étoile.
Tu t'affirmes, tu prends confiance, mais à la fois, tu as encore tellement besoin de moi... Et ton Papa, c'est tellement époustouflant de voir comme tu es contente de le retrouver le soir, de lui sauter dessus lorsqu'il te prend dans ses bras. Ta soeur et toi êtes vraiment différentes, les opposées totales sur de nombreux points. C'est un honneur pour moi d'être à tes côtés. J'apprends, tous les jours. Je m'améliore, j'espère.
Tu es rieuse, pleine de confiance, admirative, curieuse.
Tu es Toi ma fille, et je te souhaite encore de belles années devant toi. L'Avenir t'appartient, je ne reste pas loin.
De : Correspondance Maternelle
Objet : Un an
Et merde.
Voilà, c'est demain.
Non, je veux pas !
Reste encore bébé, mon tout petit bébé. Encore ce bébé qui gazouille, qui rigole aux sottises de sa soeur. Grandis mon bébé, mais reste encore près de moi, doucement.
Demain, tu auras un an. Merde. Un an. Déjà ! Une année aux débuts chaotiques, une année, presque, de sommeil de merde, une année de tétées, une année de sourires, une année avec tes yeux pétillants. Ma douce, mon ange, mon étoile.
Tu t'affirmes, tu prends confiance, mais à la fois, tu as encore tellement besoin de moi... Et ton Papa, c'est tellement époustouflant de voir comme tu es contente de le retrouver le soir, de lui sauter dessus lorsqu'il te prend dans ses bras. Ta soeur et toi êtes vraiment différentes, les opposées totales sur de nombreux points. C'est un honneur pour moi d'être à tes côtés. J'apprends, tous les jours. Je m'améliore, j'espère.
Tu es rieuse, pleine de confiance, admirative, curieuse.
Tu es Toi ma fille, et je te souhaite encore de belles années devant toi. L'Avenir t'appartient, je ne reste pas loin.
Aaaaaaaah, l'adolescence
A : Agathe
De : Correspondance Maternelle
Objet : Aaaaaaaah, l'adolescence
Nous avons passé un week end tendu. Sans relai pour m'occuper de vous, et ton Papa te manque. Chamailleries, pleurs, du "Mamaaaaaaaaaan" toutes les 20 secondes. Hier après midi a été très occupé avec l'anniversaire chez la copine. Beaucoup de bruits, plein de copains, beaucoup de jeux et de rires. Tu étais énervée déjà avant de partir, mais en rentrant hier soir c'était encore pire. Se décharger.
Qui de mieux que ta Maman pour sortir tout ce trop plein ? Oui mais moi aussi hier soir j'étais fatiguée, énervée. Agacée par ta soeur. Et puis, en cette fin de journée quand même joyeuse, tu as craché par terre. Deux fois.
Du haut de tes 3-ans-et-demi-presque-4-ans.
J'ai été scotchée. Soufflée. Choquée. Ce matin, je regrette fortement ma réaction. Je t'ai dit que c'était interdit de faire ça, que c'était très irrespectueux (mais t'ai-je au moins un jour expliqué clairement ce qu'était le respect ?), que ça me mettait très en colère et que ça me rendait triste. Tu m'as par la suite demandé des câlins, que j'ai refusés. Ta soeur voulait téter, tu la poussais, ça m'énervait encore plus. J'ai voulu t'isoler, j'ai essayé de m'isoler. En fait, tu cherchais juste le contact, pour te réassurer de ma présence et de mon amour pour toi.
Hier soir, au coucher, je t'ai serrée fort dans mes bras, et ce matin même si nous étions en retard, j'ai pris le temps de te câliner, de te dire combien je t'aime et de m'excuser pour hier soir.
Je n'ai pas compris ta demande.
Pardon mon coeur.
Dur dur parfois, d'être Maman.
Dodo, l'enfant do
A : Caitlyn
De : Correspondance Maternelle
Objet : Dodo, l'enfant do
Depuis début novembre, nous sommes en éviction de protéines de lait de vache (PLV), et réduction de gluten depuis quelques jours.
Et depuis, nous dormons. Oui, toi aussi. Après une dizaine de jours d'éviction, je n'avais pas trop réalisé les améliorations, et puis un midi, j'ai mangé 2 yaourts... La nuit a été terriblement catastrophique, pleine de pleurs de douleur, de multiples réveils. Bon, ok, j'ai compris. C'est à cause de ces yaourts ! Nous reprenons l'éviction de plus belle. Les nuits sont moins hachées, nous dormons six heures de suite ! Tu es dans notre lit, mais peu m'importe, j'ai besoin de dormir... Et tu progresses, chaque soir, minute après minute, à dormir seule. Les siestes de la journée se font toujours en portage.
Lors des écarts que toi et moi pouvons faire, en plus de la nuit plutôt agitée, s'ajoutent un nouveau symptôme : un à plusieurs jours de diarrhée selon l'écart. Moi non plus, je suis pas très bien d'ailleurs quand j'en remange.
Nous rencontrons un médecin mi décembre, pour tout à fait autre chose, qui entend à merveille le problème de l'allergie. Il y a le sommeil qui va mieux, mais il y a aussi ta croissance à surveiller, avec ces courbes qui ne grimpent pas. Il m'encourage dans l'éviction des PLV, envisage le gluten comme problématique. Affaire à suivre.
Je tente une ComCo avec toi à ce sujet, et te demande quels aliments te font mal. Ouille. PLV, gluten, soja, noix, noisettes, amandes. Et merde. J'essaye d'affiner tout ça lors d'une autre conversation, il faut t'exclure tout ça, et pour moi seulement les PLV. Affaire à suivre.
Nos placards ont accueillis de nouveaux ingrédients, et je teste des recettes sans... avec plus ou moins de succès, il faut l'avouer ! Autant les PLV sont facilement remplaçables pour des résultats très similaires, autant l'absence de gluten change beaucoup de choses.
Mais tu dors, ma fille.
Dodo, l'enfant do, l'enfant dort maintenant...
Abracadabra
À : Lecteurs
De : Correspondance Maternelle
Objet : Abracadabra
De : Correspondance Maternelle
Objet : Abracadabra
Il y a plusieurs mois, j'ai entendu parler de la
communication connectée (ComCo ou CoCo pour les intimes). C'est un outil
utilisé afin de communiquer, entre autres, avec son bébé.
Il y a quelques jours, après plusieurs jours (mois ?) à y
réfléchir, je prends rdv avec la praticienne proche de chez moi. Nous
avons des soucis au niveau de l'endormissement de ma plus jeune. Ça dure
depuis des semaines (mois ?) et cette situation m'est devenue
insupportable. Nous avons vu une ostéopathe en septembre à ce sujet,
aucun changement. Je passe mes soirées à l'endormir dans mes bras, et à
tenter de la poser une fois endormie. Une fois, deux fois, quinze fois.
C'est un problème inconnu pour moi, ma fille aînée n'ayant jamais eu de
soucis de sommeil.
Nous nous rendons à notre rdv. La séance dure environ 1h30.
Je ne sais pas trop à quoi m'attendre. La praticienne m'explique
comment ça va se passer, puis nous démarrons.
Les
premiers mouvements de baguette me font clairement halluciner (si
j'avais su ce qui m'attendait !). Nous parlons de ces soucis de sommeil,
d'autres choses aussi, certaines réponses me surprennent, d'autres
moins. La praticienne pose les questions, les baguettes répondent. Elle
pourrait dire "Abracadabra !" que je ne serai même pas surprise tant je
suis à la fois sous le charme et étonnée de ce qui se déroule sous mes
yeux.
Et puis ma puce est gênée, elle pleure. Nous ne parvenons
pas à déceler le problème malgré le champ de questions posées par la
praticienne, malgré le fait qu'elle pose ses baguettes pour s'adresser à
elle directement... Et puis, ça y est, après moult questions, on touche
du doigt le soucis.
Elle veut que moi, j'ai les baguettes.
La surprise est totale d'un côté comme de l'autre...
Je
prends les baguettes en main, pose les questions pour me "connecter".
Puis, la praticienne reprend ses questions, et moi j'ai les réponses. Le
premier mouvement de baguette me ferait presque sursauter. Wahoo. C'est
encore plus puissant lorsqu'on les a dans les mains !
La séance
continue de se dérouler sur des notes parfois très positives, parfois
plus "problématiques". Des pistes me sont offertes pour aider ma fille.
Une heure trente très intenses, d'où je sors vidée mais à la fois pleine
d'une énergie nouvelle.
Le lendemain, je relis le livre de
Communication Connectée acheté il y a plusieurs mois et jamais
franchement lu, et je me fabrique mes propres baguettes.
Une nouvelle aventure commence. Ce n'est que le début.
Merci, F.
PS : plus d'infos sur le site www.communicationconnectee.com
Passe ton bac d'abord
A : Agathe
De : Correspondance Maternelle
Objet : Passe ton bac d'abord
Dans les grandes étapes d'un enfant, je pourrais vous citer la première dent, les premiers pas, le premier "maman !", le premier dessin...
La première rentrée. En septembre dernier pour toi. Tout l'été on t'a bassiné avec cette foutue école que tu ne savais pas très bien ce que tu allais y faire. Tu ne voulais plus y aller, et plus qu'on en parle. Alors d'accord, on n'en parle plus.
Et puis le 2 septembre, je t'ai habillée, coiffée, prise en photo avec ton petit sac. Moi je savais que ça allait te plaire !
Une journée, deux, trois, plein !
Nous voilà aux premières vacances et l'école tu veux y retourner. Une petite classe et des copains, des activités et une chouette maîtresse. Tu t'y plais dans ta classe verte, tu veux aller à la cantine le mercredi et à la garderie le soir.
J'espère que l'Ecole te plaira, que tu t'y epanouiras et y apprendra. Nous serons à tes côtés, toujours. Ton père et moi n'avons pas toujours aimé l'Ecole, mais nous serons là avec toi pour t'accompagner. Chaque matin.
Les matins J'ai pas mon cahier, les matins J'ai pas fait mes devoirs, les matins J'ai pas envie et les matins Maman, tu me fais un mot pour le sport ? Mais n'oublie pas ma fille, passe ton bac d'abord...
De : Correspondance Maternelle
Objet : Passe ton bac d'abord
Dans les grandes étapes d'un enfant, je pourrais vous citer la première dent, les premiers pas, le premier "maman !", le premier dessin...
La première rentrée. En septembre dernier pour toi. Tout l'été on t'a bassiné avec cette foutue école que tu ne savais pas très bien ce que tu allais y faire. Tu ne voulais plus y aller, et plus qu'on en parle. Alors d'accord, on n'en parle plus.
Et puis le 2 septembre, je t'ai habillée, coiffée, prise en photo avec ton petit sac. Moi je savais que ça allait te plaire !
Une journée, deux, trois, plein !
Nous voilà aux premières vacances et l'école tu veux y retourner. Une petite classe et des copains, des activités et une chouette maîtresse. Tu t'y plais dans ta classe verte, tu veux aller à la cantine le mercredi et à la garderie le soir.
J'espère que l'Ecole te plaira, que tu t'y epanouiras et y apprendra. Nous serons à tes côtés, toujours. Ton père et moi n'avons pas toujours aimé l'Ecole, mais nous serons là avec toi pour t'accompagner. Chaque matin.
Les matins J'ai pas mon cahier, les matins J'ai pas fait mes devoirs, les matins J'ai pas envie et les matins Maman, tu me fais un mot pour le sport ? Mais n'oublie pas ma fille, passe ton bac d'abord...
Quenotte et rebelote
A : Caitlyn
De : Correspondance Maternelle
Objet : Quenotte et rebelote
De : Correspondance Maternelle
Objet : Quenotte et rebelote
Ma puce, 9 mois et 9 jours, et une première dent. Tu grandis ma puce, mon trésor mini format.
Tu sais te mettre assise seule depuis un mois et demi, et
le 4 pattes y va fort depuis un mois... Tu es facile à vivre, rieuse et
agréable. Avec un sommeil instable.
Le manque de sommeil est je crois la pire torture à
supporter. Des réveils, toutes les 2h, toutes les 3h. Tu pleures, fort,
c'est parfois dur de te consoler comme ça peut ne prendre que quelques
secondes. Six, huit, dix réveils par nuit au total.
Dans la douceur du foyer
A : Caitlyn
De : Correspondance Maternelle
Objet : Dans la douceur du foyer
Tu le sais on ne peut mieux que personne : tu es née dans notre salon.
Quelle aventure, quelle belle aventure... Des mois, ou des années peut être, à me préparer. Depuis la naissance de ta sœur, en fait. C'est cette première expérience qui m'a donnée envie d'autre chose, comme on dit. Un accompagnement plus humain, plus respectueux, mois invasif, moins impersonnel. Une autre façon d'aborder la grossesse, et son joli point final : l'accouchement.
Trois années de lectures, de rencontres, de partages. Des rencontres de professionnels de santé, durant ma grossesse, des rencontres de femmes et de mères, avant, pendant. Des lectures, d'ouvrages sur le sujet, de témoignages. Tout cela m'a nourrie. Cela m'a donné la force nécessaire pour être sûre de moi. Sûre de nous en fait. Sûre que tu savais, au creux de mon ventre, comment sortir. Sûre que mon corps savait faire, qu'il n'avait pas "besoin de moi", finalement. Sûre qu'ensemble, toi et moi, on le ferait.
Pas seules, bien sûr, accompagnées par Papa et par Sage Femme. Dans le salon ne veut pas dire sans surveillance, qui se doit de rimer avec bienveillance... Une autre naissance, plus douce, ô combien plus douce, sereine, et différente que celle de ta sœur. Une belle expérience.
Une expérience unique, voilà ce que tu m'as offert ! Un passage, une épreuve transcendante, vécu par toi et moi de façon si spéciale ! Nos corps à l'unisson pour mener vers la Vie.
Dans la douceur de notre maison, entourée de peu de personnes, dans le noir ou presque. Tout un travail en totale liberté, pas branchée de partout avec des fils m'empêchant de bouger, des bruits m'empêchant de me laisser aller, sans lumière pour m'éblouir et me déconcentrer. Deux personnes qui me connaissent bien pour m'accompagner. Et c'est tout. Finalement, pas besoin de grand chose pour accoucher... Du respect, de l'amour et de la bienveillance. Le tout entouré d'une belle énergie.
Une belle énergie est née ce matin là de début d'année.
Du respect, de l'amour et de la bienveillance, voilà tout ce dont a besoin une mère pour donner la vie.
Pourtant Caitlyn, c'est une expérience rare que peu de gens connaissent, la naissance à domicile. Tu fais partie du tout petit ridicule 1% de bébés qui naissent à domicile en France (Combien choisis ? Combien impromptus ?).
Ya du chemin à faire pour faire bouger les mentalités. Pourtant, c'est possible, pas besoin d'être une hippie vivant au milieu de la forêt ! Tu sais bien que si j'ai certains côté hippies, je n'en suis pas moins une jeune femme dans l'air du temps... Accoucher chez soi, c'est être surveillée, faire les même examens médicaux que n'importe quelle femme enceinte doit faire, c'est devoir être proche d'une maternité où l'on fait un double suivi. C'est devoir être en bonne santé jusqu'au bout de la grossesse. C'est malgré tout la possibilité d'un transfert avant, pendant ou après l'accouchement. Parce qu'à nos côtés, une sage femme libérale compétente et expérimentée saura reconnaître les signes qui font que là, à l'instant T, rester à la maison n'est plus possible et que maman ou bébé ont besoin de plus d'aide.
Mais malgré tout, cette naissance unique, c'est pouvoir aujourd'hui dire haut et fort que oui c'est possible, que non ce n'est pas plus dangereux, et que le respect, l'amour et la bienveillance que ce type d'expérience permet, valent largement le coup. Oui, il y a besoin des maternités pour accompagner certaines mamans et leurs bébés. Oui, les actes médicaux et chirurgicaux ont sauvé, sauvent et sauveront encore de nombreuses personnes.
Avoir le choix du lieu de naissance de son enfant devient difficile en France.
Pourtant, j'ai eu la chance avec toi ma fille d'être accompagnée dans ce choix. J'espère que tu l'auras à ton tour lorsque tu deviendras mère.
Et hop
A : Caitlyn
De : Correspondance Maternelle
Objet : Et hop
Tu grandis si vite. Bientôt une demie année. Oui je sais, le refrain "mon Dieu qu'ça grandit vite !" on le ressort à toutes les sauces, à toutes les occasions et toutes les mères le disent : profite, ça passe vite.
Quand t'as la tête dans le guidon, coincée dans le quotidien entre deux tournées de linge et un repas à préparer, le tout parsemé de bêtises d'une petite de trois ans et de toute l'attention dont a besoin un nouveau né, tu t'en rends pas forcément compte, et t'as qu'une envie c'est que oui, ça passe vite. Et puis...
On a passé 4 mois de galère. Tes quatre premiers mois de vie, j'ai l'impression que c'était ya une éternité tellement depuis notre quotidien est... différent. Ces quatre mois là, ils ont été difficiles pour toi comme pour moi, et pour toute notre famille, en fait. Pourquoi tu hurles de faim ? Pourquoi ça ne se passe pas comme avec ta soeur ? Pourquoi c'est si dur là de te nourrir, alors que c'était si évident pour la première, merde quoi, j'ai de l'expérience, des connaissances, je suis entourée de gens compétents sur l'alimentation du nourrisson mais... Mais. Mais non, ça veut pas.
Il m'aura fallu du temps mon bébé pour trouver ce qui n'allait pas. Je te demande pardon. Ca a été dur, pour toi aussi, c'était long, toutes ces journées. Tu hurlais que ça n'allait pas, et il nous a fallu attendre, encore ! Une fois le diagnostique posé. Attendre, encore, des semaines, dans le stress. Oh oui du stress, des larmes et des cris.
Je sais, ça fait un peu film dramatique sans happy end. Promis, ya une happy end, mais putain que le film est dur, jusqu'à arriver à la fin. Du stress, des larmes et des cris, et un voyage.
Notre vie prend un nouveau départ, après le retour et ces quelques heures loin là bas. Presque, une renaissance. Quelques jours à composer, toi et moi, un nouveau duo, et hop.
Et oui, aussi simple que ça : et hop, ça y est, ça roule. Et hop, un bébé plus serein, et hop un bébé qui redémarre sa prise de poids, et hop un bébé qui grandit, et hop un bébé qui n'a plus faim, et hop une maman sereine, et hop le lait qui coule à flot.
Une intervention aussi simple que d'écrire et hop. Et hop quatre mois oubliés.
Et hop, quatre mois oubliés... Ou presque.
Au début, la Vie
A : Agathe
De : Correspondance Maternelle
Objet : Au début, la Vie
Aujourd'hui, un peu de ton histoire à toi, Agathe.
Au début, il y a l'attente.
Devoir attendre pour devenir mère. Attendre que notre situation le permette, attendre que se soit le bon moment, du moins qu'on soit un petit peu plus stables... Parce que je ne crois pas qu'il y ait de meilleur moment. Un meilleur boulot, une meilleure maison, une meilleure voiture, un meilleur salaire... ? Est ce qu'on arrive un jour à atteindre tout cela ? Je crois que le meilleur moment, c'est encore celui que l'on choisit. Bon d'accord, des fois on choisit pas, alors on compose avec cette surprise. Mais nous avons pu choisir, à partir de quel moment on était d'accord tous les deux pour qu'un bébé arrive prochainement dans notre foyer...
Cette attente a duré plusieurs années pour pouvoir t'autoriser à t'installer... Et tu auras fait ton nid en Juin 2010. Plusieurs années de désir d'enfant à t'en arracher les entrailles, parce que quand même, un bébé sur les bras en étant ado, ça le fait moyen. Oui mais des fois, tu as beau avoir 17 ans, cette envie est là, bien là, et te fait pleurer quand tu croises un nouveau né au centre commercial. Alors tu vois ma puce, quand à ton tour "Je sera une Maman avec un bébé dans mon ventre", j'espère que tu arriveras à patienter plus sereinement que moi...
Et puis, ensuite il y a l'attente.
Ca y est, bébé est installé. Plus ou moins vite, plus ou moins facilement. L'attente a une fin : dans 9 mois. Dans 9 mois, à quelques jours près, Bébé sera parmi nous. Avec plus ou moins de facilité, plus ou moins de vomis ou de problèmes de dos, on passe ces 9 mois : les premiers coups, le ventre qui grossit, les affaires à préparer... Et se préparer, pour LE moment. Un accouchement, on s'y prépare. Bon ça pour toi, je m'y suis bien moins préparée que pour ta petite sœur. Pour toi, j'ai tout misé sur l'allaitement. J'ai lu, lu, lu, ingurgité beaucoup d'informations sur le sujet pour avoir toutes les clés, les bonnes clés, pour réussir à t'allaiter au sein. L'accouchement, j'ai fait confiance au corps médical, à la Maternité où tu es née. Aujourd'hui je regrette certaines choses, mais je sais que ta naissance m'a permis de faire le chemin nécessaire pour aller au bout de la naissance de ta petite sœur. Comme un passage obligé pour apprendre certaines choses, et souhaiter un autre accompagnement, une autre histoire pour ta petite sœur.
Les derniers jours avant ta naissance ont été très durs. Je ne pouvais plus marcher, monter les escaliers était une torture. Je t'ai attendue, en étant en alerte permanente, "et si c'était maintenant ?", "oh ça pourrait dire que ça commence !"... Pas vraiment sereine, stressée aussi de cet inconnu(e).
Bien que nous partagions le même corps depuis 9 mois, tu étais inconnue pour moi, un bébé, ça marche comment ? T'es sûr qu'on n'a pas fait une connerie ? Hein non en fait je ne veux plus... Toutes ces questions, je crois que chacune se les pose. Toi aussi, un jour tu te les posera mon trésor.
Et puis une Inconnue est née un matin de mars 2011, une belle poupée propre, rose et magnifique, née sans un cri. Tu as tété tout de suite, n'en déplaise à la puéricultrice présente et sous les yeux ébahis de la sage femme étudiante présente lors de ta naissance ! Oui, comme dans les livres, quand on laisse le bébé qui va bien contre sa maman, a à peine quelques minutes de vie, hop, il tète le sein qu'on lui présente...
Ca y est, une nouvelle Vie commence. Et cette Inconnue, je l'aime déjà, tellement.
Bienvenue
A : Lecteurs de l'Internet
De : Correspondance Maternelle
Objet : Bienvenue !
Cher lecteur, chère lectrice,
Je ne sais pas ce qui t'aura mené(e) jusqu'à moi. Des fois, les mystères de l'Internet... Je démarre ce blog le 26 juin 2014. J'ai une petite fille de 3 ans, et une deuxième fille de 5 mois. Je suis une jeune maman, et j'ai envie d'écrire. La forme sera, je l'espère, originale et facile à lire. Je souhaite écrire des à mes filles, et à vous, pour partager notre quotidien, nos plaisirs, nos activités, mais aussi ma vision, notre vision, du maternage et de l'éducation... Ecrire à vous, écrire pour moi, écrire pour mes filles. Pour garder une trace écrite, de notre Vie.
"Alors,
je crois qu'écrire, pour un médecin comme pour n'importe qui, c'est
prendre la mesure de ce qu'on ne se rappelle pas, de ce qu'on ne retient
pas. Écrire, c'est tenter de boucher les trous du réel évanescent avec
des bouts de ficelle, faire des nœuds dans des voiles transparents en
sachant que ça se déchirera ailleurs. Écrire, ça se fait contre la mémoire et non pas avec.
Écrire, c'est mesurer la perte"
La maladie de Sachs, Martin Winckler.
Écrire, c'est mesurer la perte"
La maladie de Sachs, Martin Winckler.
Bonne lecture, à bientôt. Des jeux dans le jardin m'appellent...
Inscription à :
Articles (Atom)